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Vernacular poetry in the Arabian Peninsula today

Nouveaux accents de la poésie dialectale en péninsule Arabique

Journal Arabian Humanities #5

Revue Arabian Humanities n°5

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Published on mercredi, janvier 22, 2014

Summary

Le numéro 5 d’Arabian Humanities a pour but de déterminer quelle est aujourd’hui la place de la poésie dialectale dans les sociétés de la péninsule, les rôles et fonctions qu’elle remplit, les valeurs qu’elle porte, son implication éventuelle dans l’émergence d’États‑nations et les transformations du système tribal, avec l’émergence de goûts et de besoins nouveaux.

The theme of the fifth issue of Arabian Humanities aims to investigate the place and role of poetry in today’s Arabian societies and the functions it assumes, the values conveyed by the different types of vernacular poetry, their possible involvement in the emergence of nation-states in the Peninsula or the re-shaping of Arabian tribalism, and the emergence of new tastes and cultural needs.

Announcement

Argumentaire

Dans la péninsule Arabique, la poésie représente depuis des siècles non seulement l’expression artistique par excellence mais aussi le domaine privilégié où se jouent les relations sociales. Elle ne se contente pas d’exprimer les aspirations, l’amour, les conflits et les alliances, mais elle les fait et défait, car la composition ou la récitation d’un poème est en elle‑même un acte social et politique, en temps de guerre comme en temps de paix. La pratique poétique orale dont les savants arabes de l’époque classique ont recueilli une partie de la production n’a pas cessé jusqu’à nos jours de vivre et d’évoluer au sein des peuples de la région, et si nous l’appelons aujourd’hui « dialectale », ce n’est que parce qu’une tradition savante écrite en arabe classique s’est depuis développée de façon parallèle.

Dans la seconde moitié du xxe siècle, un certain nombre d’évolutions historiques ont bouleversé les sociétés de la péninsule : industrialisation, urbanisation, sédentarisation, alphabétisation, développement de nouveaux moyens de communication… Une pratique aussi liée que la poésie à ses fonctions sociales ne pouvait qu’en être affectée. Or on constate que dans tous les pays de la péninsule, les poésies en langue non classique, chantées ou non, suscitent un intérêt tout aussi vif qu’auparavant, tant de la part des individus que des acteurs institutionnels. Elles sont particulièrement présentes à la télévision, sur internet, dans les journaux, dans l’édition (entre autres de diwan‑s), dans les festivals et concours poétiques. Elles se déploient dans un cadre qui a intégré les nouvelles technologies de communication, s’adaptant à des situations et des modes de vies renouvelés.

Le numéro 5 d’Arabian Humanities se propose de faire le point sur les caractéristiques principales mais aussi sur les limites de ces transformations, en étudiant le statut des genres poétiques dialectaux et leurs moyens de diffusion.

Le but est de déterminer quelle est aujourd’hui la place de la poésie dialectale dans les sociétés de la péninsule, les rôles et fonctions qu’elle remplit, les valeurs qu’elle porte, son implication éventuelle dans l’émergence d’États‑nations et les transformations du système tribal, avec l’émergence de goûts et de besoins nouveaux.

L’accent sera mis sur la production, la diffusion et la réception de la poésie dialectale, afin de voir comment les nouvelles techniques de communication (livre imprimé, télévision, radio, enregistreurs, téléphones portables, internet) et l’alphabétisation de masse ont affecté sa circulation et sa nature. On relèvera en particulier quels acteurs institutionnels ou informels sont impliqués dans sa diffusion. Il est probable que les pratiques poétiques elles-mêmes ont connu des transformations, qu’il s’agisse des procédés de composition, de mémorisation, de transmission, de récitation et de consommation des poèmes, ou de la façon dont ils s’insèrent dans les circonstances de leur récitation en vue d’un effet pragmatique particulier. Il est bien possible que la nature même de l’acte de composition poétique ne soit plus le même que par le passé — et, à cet égard, un examen du statut du poète dans la société est particulièrement pertinent. En conséquence de ces évolutions, on peut s’attendre aussi à constater des changements dans les caractéristiques linguistiques et formelles de la poésie, ainsi que dans son contenu, ses thèmes et ses motifs.

Une attention particulière sera portée à la diversité culturelle et sociale qui caractérise les pays de la péninsule. Les différents secteurs de la société (nomades ou sédentaires, citadins ou ruraux, alphabétisés ou non, citoyens de pays riches ou pauvres) n’ont pas forcément été touchés au même degré par ces changements récents, et il peut y avoir des disparités régionales ou linguistiques importantes (par exemple dans le statut respectif des dialectes locaux et des koïnés littéraires dialectales, voire des langues non-arabes d’Arabie). On prendra garde en particulier à la nature exacte des genres poétiques concernés (nabatī, zāmil, ḥumaynī, sawṭ, dān, etc.) et à la façon dont ils sont redéfinis dans un contexte nouveau.

Modalités de soumission

Les propositions d’article doivent être envoyées avant le 5 février 2014 aux coordinateurs :

Elles devront inclure :

  • Le titre de l’article ;
  • Un résumé de 15 à 20 lignes ;
  • Toutes les données nécessaires à l’identification de l’auteur : nom, affiliation institutionnelle et fonction, adresse professionnelle, téléphone et e-mail.

Après acceptation, la date limite de soumission des articles (limités à 9000 mots) est le 15 mai 2014. Il est demandé aux auteurs de respecter les normes de publication d’Arabian Humanities. Elles sont présentées dans la note aux contributeurs, disponibles sur http://cy.revues.org/1416 ou bien en contactant la secrétaire de rédaction Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).

Coordination

  • Mohamed Bakhouch 
  • Julien Dufour
  • Frédéric Lagrange
  • Philip Kennedy

Comité de lecture

  • Mohamed Bakhouch, Maître de conférences, Université d’Aix-Marseille
  • Peter Behnstedt, Professeur émérite, Université de Tübingen
  • Steve Caton, Professeur, Université de Harvard
  • Clive Holes, Professeur, Département des études orientales, Université d’Oxford
  • Philip Kennedy, Professeur associé, Université de New York Abu Dhabi
  • Marie-Claude Simeone-Senelle, Directrice de recherche, CNRS LLACAN
  • Saad Sowayan, Professeur émérite, Université du roi Saoud, Riyad
  • Élisabeth Vauthier, Professeur, Université de Rennes

Argument

Poetry in the Arabian Peninsula has not only been for centuries the supreme art form, it has also been from time immemorial the main medium of social intercourse, not only by expressing yearnings, love, conflicts and alliances, but by creating them, the composition or recitation of a poem being in itself a social and political act, in peacetime as in wartime. The oral poetry recorded by the Arabic scholars of the classical era has not ceased to live, function and evolve among the Peninsula’s populations until today, though we now call it colloquial because of the parallel development of a written learned tradition in classical Arabic.

In the second part of the 20th century the Arabian societies have been deeply affected by various historical processes, among which industrialization, urbanization, the settlement of nomadic populations, the spread of literacy and the appearance of new means of communication. Poetry, as a cultural practice so inextricably linked with its social functions, could not but face a major challenge in such a context. Now it appears that in all the countries of the Peninsula, colloquial poetry, whether it be sung or not, still arouses a deep interest among individuals in their everyday life, but also with institutional actors. Its presence is conspicuous in TV programs, internet sites, newspapers, printed books and diwan‑s, and many festivals or competitions are devoted to it. Colloquial poetry thus seems to have adapted to new situations and to have become pervasive in new ways of life and communication.

We wish to make this transformation the theme of the fifth issue of Arabian Humanities: what its salient features are — and what its limits should be recognized as being, focusing on the status of colloquial poetic genres and the corresponding means of diffusion.

The objective is to investigate the place and role of poetry in today’s Arabian societies and the functions it assumes, the values conveyed by the different types of vernacular poetry, their possible involvement in the emergence of nation-states in the Peninsula or the re-shaping of Arabian tribalism, and the emergence of new tastes and cultural needs.

An important emphasis will be put on the production, diffusion and reception of colloquial poetry, exploring how new communication technologies (printed publication, TV, radio, audio recorders, mobile phones, the Internet) as well as mass education and literacy have affected its distribution and very nature. The institutional or informal actors involved in its circulation should be determined. The poetic practices themselves are unlikely to have remained unchanged; these include the way poems are composed, memorized, transmitted, recited and consumed, but also how they fit into the precise social circumstances of their recitation and the attendent effects they designed for them. The status of poets in society is in this regard particularly worth examining. The very nature of the social act of composing a poem may well have changed dramatically. Consequently, poetry’s linguistic features as well as its content, structures, topics and motifs can be expected to have experienced noticeable transformations.

Particular attention will be paid to the disparities that characterize the Peninsula and its cultures. Different sections of society may have been unequally affected by recent changes (educated vs. illiterate, nomad vs. sedentary, town dwellers vs. peasants, poor vs. rich countries…), with possible important regional or linguistic discrepancies (for instance in the status of the various local Arabic dialects or literary koine-s, or of the non-Arabic languages of Arabia). The precise nature of the poetic genres under scrutiny (nabatī, zāmil, ḥumaynī, sawṭ, dān, etc.) and the way they are re-defined in a new context should be kept within our sights.

Submission guidelines

Each article, which can be written either in French, in English or in Arabic, will be submitted to two external referees of the Editorial Board.

Proposals for papers should be sent before Februray 5, 2014 to:

They will include:

  • The title of the paper
  • An abstract of 15 to 20 lines
  • Data allowing the exact identification of the author: Full name, Institutional affiliation and function, Institutional address, Phone number, E-Mail.

The deadline for submission of articles (no longer than 9,000 words) is May 15, 2014.

Authors are requested to meet the publication norms of Arabian Humanities, available here or from the Editorial Secretary, Sylvaine Giraud (edition@cefas.com.ye).

Editors

  • Philip Kennedy 
  • Mohamed Bakhouch
  • Julien Dufour 
  • Frédéric Lagrange 

Scientific comittee

  • Mohamed Bakhouch, Maître de conférences, Université d’Aix-Marseille
  • Peter Behnstedt, Professeur émérite, Université de Tübingen
  • Steve Caton, Professeur, Université de Harvard
  • Clive Holes, Professeur, Département des études orientales, Université d’Oxford
  • Philip Kennedy, Professeur associé, Université de New York Abu Dhabi
  • Marie-Claude Simeone-Senelle, Directrice de recherche, CNRS LLACAN
  • Saad Sowayan, Professeur émérite, Université du roi Saoud, Riyad
  • Élisabeth Vauthier, Professeur, Université de Rennes

Date(s)

  • mercredi, février 05, 2014

Keywords

  • poésie, péninsule arabique, poetry

Contact(s)

  • Juliette Honvault
    courriel : jhonvault [at] yahoo [dot] fr

Reference Urls

Information source

  • Sylvaine Giraud
    courriel : edition [at] cefas [dot] com [dot] ye

To cite this announcement

« Vernacular poetry in the Arabian Peninsula today », Call for papers, Calenda, Published on mercredi, janvier 22, 2014, https://calenda-formation.labocleo.org/274321

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